Le Forum des Editions Parchemins & Traverses

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 Sujet du message: "En Dessous"
MessagePosté: Jeu 8 Mai 2014 10:34 
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Raie manta
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Inscription: Mer 7 Mai 2008 08:52
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"En Dessous", dirigée par Estelle Faye

http://www.parcheminstraverses.com/node/143

ISBN 978-2-95246-939-5
Format 14 x 21.6 cm
280 pages
Prix public : 17 €

Qu'est-ce qui se trame sous nos pieds ?

Pour sa neuvième anthologie, Parchemins et Traverses cède à l'ivresse des profondeurs, plonge aux tréfonds des abysses, explore les souterrains et entrailles de nos villes, et sonde les mystères des civilisations englouties.

Dix auteurs, dix nouvelles entre les jungles d'Asie et les glaces du Grand Nord, les chemins du Moyen-âge et la banlieue parisienne...

Sur les traces d'Ambre la punkette et de son prince sanguinole, de Minos le mineur d'après l'Apocalypse ou encore d'Anguta, le passeur du monde des morts....

Dix nouvelles...

Revoir les étoiles, Tepthida Hay
Cénotaphe, Fabien Clavel
Le Terrier, Johan Scipion
Le Système d’extinction, Laurent Salipante
Dans la merde jusqu’au cou, Sylvain Johnson
La Marche des Endogés, Guillaume Mézin
Le Roi d’Automne, Anthelme Hauchecorne
Ascendance, Thomas C. Durand
L’Appel de Sirannon, Raphaël Boudin
Le Cueilleur de Morts, Olivier Boile

...illustrées par Annick de Clercq (couverture et dessins intérieurs)



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 Sujet du message: Re: "En Dessous"
MessagePosté: Jeu 8 Mai 2014 10:35 
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Raie manta
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Cécile Duquenne a aimé : http://sffffrancophone.blogspot.fr/2014 ... ssous.html


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 Sujet du message: Re: "En Dessous"
MessagePosté: Sam 17 Mai 2014 21:16 
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Escherichia Coli
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Inscription: Ven 12 Mar 2010 15:02
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Localisation: Super-Hérault
Après la relative déception de l'anthologie précédente, j'ai pris beaucoup de plaisir avec celle-ci. A une exception près, toutes les nouvelles m'ont plu d'une manière ou d'une autre... Dans le détail, voici mon impression sur chacune d'entre elles :

Revoir les étoiles, Tepthida Hay
Parfaite pour démarrer l'anthologie en douceur, une nouvelle agréable à lire, qui vaut surtout pour son contexte culturel, rarement exploité en SFFF : celui des peuples du Sud-Est asiatique.
Par contre un détail m'a gêné : je n'ai pas compris comment on pouvait passer d'un "ventre qui s'arrondit" à un nouveau-né, sans crier gare, juste le temps pour le père d'effectuer une petite excursion sous terre. Celle-ci a-t-elle duré plus longtemps que la narration ne le laisse supposer ? Ou le temps s'écoule-t-il différemment dans ce royaume souterrain ? Quelque chose m'a-t-il échappé ?

Cénotaphe, Fabien Clavel
A l'inverse de la nouvelle précédente, au cadre spatio-temporel clairement identifiable, celle-ci cultive le flou, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose : même si au bout du compte je ne suis pas certain d'avoir tout saisi, il demeure après cette lecture de belles images, ainsi qu'un goût de sable sur la langue. Je pense que c'est une nouvelle qui appelle une seconde lecture pour être pleinement appréciée.

Le Terrier, Johan Scipion
Je suis toujours bon client quand il s'agit de relectures des contes et autres grands motifs littéraires, j'ai donc aimé cette variation moderne sur le thème d'Alice et du Lapin Blanc. Je mettrais juste un bémol sur la fin du texte : l'article de journal nous exposant le destin de l'étudiante perdue est une chute en elle-même, et son impact est amoindri par un dernier paragraphe sans doute superflu, ou du moins trop explicatif.

Le Système d’extinction, Laurent Salipante
Parmi les règles à la noix qui pullulent au sujet de l'écriture de nouvelles, il y a la nécessité de respecter une certaine unité de temps. Ici l'auteur n'en fait qu'à sa tête, avec une construction alternée jonglant avec les milliards d'années... Et cela fonctionne parfaitement ! Cette nouvelle est pour moi une vraie réussite, à tous points de vue, avec, cerise sur le gâteau, un message qui me parle.

Dans la merde jusqu’au cou, Sylvain Johnson
Une nouvelle sur un tel sujet, il allait oser ! Bien répugnant comme il faut, j'ai apprécié ce texte, qui pour moi est une réussite... jusqu'à la révélation finale. Celle-ci n'est pas mauvaise en soi, mais elle aurait mérité d'être amenée de manière différente, d'être suggérée et non assénée au lecteur sur le mode "ce que vous venez de lire était faux, voilà ce qui s'est réellement passé". En outre, avec cette explication ne laissant subsister aucune zone d'ombre, le texte perd tout aspect SFFF.

La Marche des Endogés, Guillaume Mézin
Le style de l'auteur est maîtrisé, son univers post-apo peut être intéressant... Mais je suis passé à côté de ce texte, qui me laisse l'impression paradoxale d'une nouvelle interminable qui, une fois sa lecture achevée, paraît n'avoir jamais vraiment débuté.

Le Roi d’Automne, Anthelme Hauchecorne
Il y a dans cet en-dessous arrageois quelque chose du Neverwhere de Neil Gaiman. Un texte inventif, foisonnant... mais peut-être trop : cette nouvelle a beau être très longue, elle mériterait sans doute de l'être davantage afin que chaque idée soit exploitée à son maximum. Un peu trop foutraque à mon goût pour que j'adhère totalement, mais une bonne lecture malgré tout, au final les soixante et quelques pages passent comme une lettre à la poste.

Ascendance, Thomas C. Durand
Un texte aux thèmes assez proches de la "Marche des Endogés", avec cette remontée graduelle vers la surface remuant le passé et les souvenirs... Mais à l'inverse de la nouvelle sus-citée, "Ascendance" m'a captivé de la première à la dernière ligne. Tout comme Laurent Salipante, je ne connaissais pas du tout Thomas C. Durand, et ces deux auteurs sont pour moi les deux très bonnes surprises de cette anthologie.

L’Appel de Sirannon, Raphaël Boudin
Une conclusion un peu décevante n'entache pas la bonne qualité globale de cette nouvelle. Le format "journal à la première personne" est un choix souvent risqué, mais ici l'ensemble sonne juste. J'ai apprécié le ton employé par le narrateur et, plus globalement, l'écriture de l'auteur, en dépit d'erreurs un peu gênantes ("se faisant" pour "ce faisant", "flan" pour "flanc", "répudier" pour "répugner"...)

Maintenant, je passe mon tour pour l'anthologie suivante, mais j'essaierai d'être là pour "Frontières"...


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 Sujet du message: Re: "En Dessous"
MessagePosté: Dim 18 Mai 2014 19:51 
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Escherichia Coli
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Inscription: Dim 9 Mai 2010 17:20
Messages: 25
Salut, achevé aujourd'hui ma lecture ... et me voilà, avec mes avis. :-)



Revoir les étoiles, Tepthida Hay

La nouvelle est « carrée ». Elle met en lumière une mythologie que je ne connaissais que de nom, et certaines scènes sont marquantes. Le détail donné par Oliv m’a aussi frappé comme un possible oubli de l’auteur, soit qu’il faille expliquer que le temps ne s’est pas déroulé de la même manière qu’en haut, soit que ça lui aie tout simplement échappé.
Je reprocherais aussi à cette nouvelle la querelle un peu convenue (dans le fond comme dans la forme) entre les derniers représentants de ce peuple souterrain, qui, de par l’utilisation qui en est faite (et forcément, le faire évoluer parallèlement à notre époque peut conduire à ces « facilités »), tiendra davantage de l’inévitable folklore de l’extinction, que de la trouvaille pure et dure.



Cénotaphe, Fabien Clavel
Je suis un peu gêné par cette nouvelle. Je n’ai pas vraiment compris son objet, ou indirectement. Elle a un côté épuré, fin et délicat, dans l’approche des thèmes que j’ai tout de même pu reconnaître. Mais du coup, je suis passé à côté de son sens véritable.

A relire, oui !




Le Terrier, Johan Scipion

Est-ce ma réticence, ces jours-ci, à la « suspension d’incrédulité », qui me fait de nouveau, dans une certaine mesure, passer à côté d’un texte ?
Cette lecture ne m’a pas vraiment emballée sur le milieu. Les échanges entre les deux étudiantes m’ont en fait un peu horripilé, je n’y ai pas cru. Et l’obligation, pour l’auteur, de les rendre à ce dialogue digne d’une émission de télé-réalité, du fait du caractère improbable des évènements, aurait pu être une force, mais en l’état, il n'a évoqué pour moi qu’une tentative, certes maîtrisée, mais pas convaincante finalement, de donner vie à l’étrange idée du lapin tueur.

Je trouve que la coupure de presse s’insère par contre très bien dans la nouvelle, et que sa forme décalée, par rapport à la narration précédente, renforce la partition absurde du texte, et finit par le légitimer. Cela lui donne même, dans ces contrastes, l’aspect grimaçant d’une vraie légende urbaine, dont la portée réelle comme fantasmée se mélangeraient au mieux.


Le Système d’extinction, Laurent Salipante


Je reconnais la maîtrise de la narration. Il n’y a pas de fausse note. Mais le développement m’a gêné, ou plus exactement, la propension du narrateur à s’aveugler aussi sciemment (c’est ainsi que cela apparaît au lecteur que j’étais) sur les prétendus « refuges » intellectuels ou militants de sa femme. La façon dont elle se trouve « pathologisée » dessert un peu le texte, à mon sens, il y a là quelque chose de trop évident à l’œil, comme l’annonce toute innocente que dans quelques pages, notre ami verra son avis s’inverser à toute vapeur.
Ce qui arrive, bien entendu.

De même, je suis un peu ennuyé par le parallèle narratif fait avec l’autre espèce. On n’y rentre pas assez longuement, on en aimerait peut-être plus.

Les phrases dernières, finales, sonnent en revanche « très juste. »
Tout est bien construit, finalement, mais peut-être, selon moi, trop « ramassé », condensé.
Cela aurait mérité plus de longueur.





Dans la merde jusqu’au cou, Sylvain Johnson


Idée assez géniale, il faut le dire. Même si à double tranchant !
Elle est intéressante dans son jusqu’au boutisme : celui du lieu exigu, celui de son extrême insalubrité, et également pour le haut potentiel de bizarrerie de l’aire d’autoroute. Evidemment. Il y a des choses réussies de ce point de vue là.
En revanche, j’ai été assez déçu par la fin. Le second tranchant est ici : comment va-t-on retomber sur ses pattes ? En explicitant trop, je rejoins l’avis d’Oliv là-dessus. Et en accumulant une foule de révélations qui dégonflent complètement le potentiel mystérieux, dérangeant et anxiogène de l’histoire.
Dommage ! (pour cette partie là de l’exercice)




La Marche des Endogés, Guillaume Mézin


Nouvelle particulière, que j’ai trouvée très réussie. Peut-être celle que j’ai préférée. J’imagine qu’elle aura rappelé l’une des « Conquêtes et explorations infernales » à d’autres.
L’idée est bien exploitée. Un peu de « préciosités » auxquelles je n’ai pas adhéré dans le style, ou disons des raffinements qui se situent pour moi trop près de l’affectation ; mais cet univers est bien construit, et si les évocations de son environnement technologique ou technique sont parfois insuffisantes, cela suffit à nous mener à l’essentiel de ce qui veut être décrit et présenté.





Le Roi d’Automne, Anthelme Hauchecorne

Longue nouvelle, qui figure aussi parmi les plus réussies. Mais « attention », chantonne le rabat-joie, réussie également parce que l’auteur a choisit de s’y étendre plus que ses petits camarades. Soit, il en avait le droit et en a usé de manière plutôt honorable.
Je plussoie aux remarques d’Oliv sur la profusion d’idées, bonnes, excellentes parfois, mais l’impression de catalogue n’est pas loin, à la fin de l’histoire. C’est peut-être un défaut inhérent à ce type de nouvelles « univers », qui est un prolongement de roman. Il faut trouver un format qui convienne à ceux qui sont étrangers aux romans, et à la fois satisfaire au format de la nouvelle.

Les personnages : ils ont l’épaisseur caractéristique qui convient à ce genre de récit, où tout l’attrait de l’histoire se situe dans ce Samain, et ses proliférations de toutes sortes ; j’entends par là qu’ils sont identifiés, mais pas vraiment saisis, un peu effacés. On me dira qu’Ambre est suffisamment gesticulante pour ne pas mériter cette observation ; son parler, en fait, m’a plutôt agacé, j’ai trouvé que ça ne prenait pas.
Mais, pour ne pas terminer sur cette note un peu froissée : c’est un univers que l’on a envie de connaître plus.


Ascendance, Thomas C. Durand

Encore une des nouvelles marquantes de ce recueil. Sinon la plus marquante, ou celle qui correspond le plus à mes goûts. La lente remontée vers la surface, et tout ce qui s’y entrecroise. Le souvenir, son usure, le minéral, et surtout, le paradis promis.
L’écriture n’a pas besoin de s’éparpiller en effets de style, tout est là, à portée de main, et l’avancée sert l’évolution intérieure du personnage, ce qui est bien plus qu’un prétexte à la visite d’un royaume enfoui, par ailleurs assez discret.




L’Appel de Sirannon, Raphaël Boudin

Je suis embêté avec cette nouvelle. Allez, et à la fois, j’ai quand même eu un peu ce que je voulais. Je voulais du Lovecraft. Oui, on me parle de Necronomicon, donc je veux du Lovecraft. Je suis comme le chien salivant du test de Pavlov.

Mais est-ce qu’il a vraiment ce qu’il veut, est-ce qu’il ne salive pas dans le vide, hein ?
Non, parce que j’ai eu, à la fin, une apparition attendue. Parce que l’idée même de Sirannon est intéressante. La narration est efficace.

Mais Oui, un peu aussi, parce que je bloque assez bêtement sur le sous-titre : preuve historique de l’existence du Necronomicon. Mouais. Mais aussi parce que je m’attendais à quelque chose d’un peu plus différencié, moins en « hommage » à Lovecraft, moins dans le « pastiche ». Quelque chose d’un peu moins respectueux du maître, quelque part. Evidemment, j’imagine que ce n’est pas si simple. Je n’ai pas lu Lovecraft depuis bien longtemps, d’ailleurs.


Le Cueilleur de morts, Olivier Boile

Je retrouve des choses proches de ce que j’ai pu éprouver en lisant d’autres textes de l’auteur : mort des mythes, ou ré-écriture, ré-vision d’un mythe, fatalement sombre et d’une trop grande solennité pour souffrir l'emphase. Ici donc, des images furtives, flottant dans une sorte d’éther, certes servies par l’évocation du mythe et profitant de sa puissance, inventent sa fin à un mythe qui s'écroule de l'intérieur. En route, peut-être, vers un autre mythe, ou bien selon toute vraisemblance vers un cimetière gigantesque, muet, de ruines où gisent les esprits, et leurs dieux avec.

Une très bonne nouvelle, qui me plairait presque autant qu'une certaine autre qui concerne une forêt et des romains, aux prises avec des barbares. Moins parce que l'environnement "visuel" y est, forcément, moins parlant.

Un point de chute assez approprié, il est vrai, à cette très bonne anthologie.

Même si j'ai soupiré plusieurs fois, rapport aux points "négatifs" soulevés ici et là, rendons justice à tout ce petit monde qui a travaillé ou écrit pour cette antho. Le résultat est bien là.
Maquette intérieure (et illustrations notamment) très plaisantes.

A bientôt !

_________________
compte ses rutabagas...


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 Sujet du message: Re: "En Dessous"
MessagePosté: Sam 30 Aoû 2014 12:21 
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Raie manta
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Le magazinz Obsküre de septembre 2014 a aimé :happyjump: :happyjump: :happyjump:


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 Sujet du message: Re: "En Dessous"
MessagePosté: Sam 7 Mar 2015 15:32 
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Raie manta
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Et Présences d'Esprits aussi a aimé ;-)


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 Sujet du message: Re: "En Dessous"
MessagePosté: Mar 6 Juin 2017 09:32 
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Banane
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Localisation: Coconut Island
La conclusion de Présence d'Esprits : "Je ne peux finir cette chronique sans remarquer, encore une fois, le joli travail d’édition réalisé : la couverture est belle, les illustrations intérieures apportent des respirations bienvenues, un remarquable boulot de correction a été effectué. L’équilibre des textes est là, avec des styles et des thématiques différentes, qui permettront sans doute à chacun de trouver son bonheur !"

La chronique complète http://www.presences-d-esprits.com/dessous-anthologie-dirigee-estelle-faye/

_________________
What we want is a story that begins with an earthquake and works its way up to a climax.


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